Cet article est un peu particulier par rapport aux autres, car je suis atteint de cette maladie. Mais oui, il existe des solutions pour en sortir, et j’en suis la preuve. Mes acouphènes ont démarré aux alentours des années 1990, et depuis 2010 ce bruit de fond s’était particulièrement intensifié. Mais aujourd’hui je revis !

Je ne vais donc pas vous décrire les acouphènes en général, mais plus réaliser un témoignage, sans terme scientifique pour une meilleure compréhension.

Comment ne plus entendre de bruit dans ses oreilles ?

Tout d’abord, je n’ai pas essayé de les soigner. Aujourd’hui il n’existe aucune solution efficace pour stopper le bruit. Par contre, ma méthode consiste à éviter qu’ils ne se produisent. En effet, et nous sommes très nombreux à le constater, un jour il y a des bruits, le lendemain plus rien. Il existe donc forcément des raisons à ces variations, et en les connaissant on pourrait ainsi privilégier les périodes de silence. J’ai cherché ce qui peut me provoquer ce bruit, et pour cela, j’ai donc mené une véritable enquête. Elle m’a pris beaucoup de temps car il n’y a pas une solution mais un ensemble.

Pour comprendre le chemin de mon enquête, un historique est nécessaire.

Tout au début, dans les années 1980, il y a bien sûr quelques sorties en concert, mais sans excès, les boites de nuit aussi un peu, mais surtout une absence de walkman. Pour ceux qui ne connaissent pas, nous avions, à l’époque, un lecteur de cassette et des écouteurs pour écouter de la musique en marchant. Heureusement pour moi, je n’ai jamais supporté d’avoir trop de musique directement dans les oreilles, au point que ce walkman que j’ai reçu en cadeau n’a quasiment jamais été utilisé. Je ai donc subi des traumatismes légers mais rien d’exceptionnel.

Par ailleurs, dans les années 1990, j’ai une très mauvaise alimentation : beaucoup de pain avec des sandwiches, des fast-foods, peu de légumes, beaucoup de plats cuisinés industriellement… Tout ce qu’il ne faut pas faire.

Autre fait, je suis un grand stressé calme. Je n’ai pas de saute d’humeur et je m’énerve peu. Malgré tout à l’intérieur, j’ai l’estomac qui peut se resserrer, des douleurs dans le dos ou dans la poitrine qui peuvent apparaitre ou disparaitre en fonction de ma nervosité. Aujourd’hui j’en suis conscient et je peux, à peu près, gérer ces situations, mais pas toujours.

Globalement, à l’époque je suis plutôt en forme et très peu malade. Je fais un peu de sport, quand j’ai le temps, et je n’ai pas de surpoids.

Mais, toujours dans les années 1990 pendant environ 5 ans, je vais faire quelques otites à répétition. Elles ont commencé suite à de la plongée sous-marine et à une utilisation intensive de l’avion pour des raisons professionnelles.

A cette époque, j’ai un léger sifflement intermittent qui ne me dérange pas et je m’habitue au fur et à mesure. Ils vont devenir, vers la fin des années 2010, quasiment permanents, d’abord légers et certains jours beaucoup plus puissants.

Pour définir mon bruit, il ressemble à une cocotte-minute. La note est assez proche, plus aiguë pour moi et l’intensité assez similaire. Pour vous donner un autre comparatif, quand j’utilise une perceuse pour bricoler, je mets un casque, mais en fait le bruit dans mes oreilles est plus important que celui de la machine !

Je me suis beaucoup renseigné pour me rendre compte que nous sommes très nombreux dans ce cas et surtout qu’il n’existe aucune solution. J’ai donc fait certains choix. Je refuse tous les traitements qui visent à rajouter du bruit dans ma tête, qui sont invasifs ou chirurgicaux. Donc je n’écoute pas de bruits blancs, je ne porte pas de prothèses qui émettent un son, je ne prends aucun médicament pouvant induire des effets secondaires. Je n’ai jamais essayé l’aspect psychologique, type sophrologie ou méditation, surtout par manque de temps. Néanmoins je pratique un peu par des méthodes d’auto relaxation. Par ailleurs, ayant eu l’occasion de faire un audiogramme qui n’a rien donné de particulier, j’ai pris la décision définitive de ne pas consulter, et de souffrir en silence, si on peut dire.

Début 2010, un événement important va tout modifier. Je fais une intoxication alimentaire avec une crevette. Toute la nuit j’ai été particulièrement malade et en toute logique j’ai fait un séjour aux urgences de l’hôpital. Je suis sorti dans la journée, cependant il me faudra un an pour me remettre complétement, tout au moins en apparence. Pour l’anecdote, aujourd’hui après presque 10 ans, je n’arrive toujours pas à manger une crevette. Mais le plus important, ce fut le point de départ de mes problèmes gastriques : mal de ventre, prise de poids, ballonnement, durcissement du ventre…

J’ai décidé alors de reprendre activement la main sur ma santé, avec une double chance. D’un côté j’ai une formation universitaire en biologie et de l’autre familialement nous avons toujours utilisé, plus ou moins, des médecines dites douces ou naturelles : ostéopathie, acupuncture, phytothérapie…. Je me suis donc tourné vers les plantes pour résoudre mes problèmes intestinaux. Je fais plusieurs formations et j’en profite pour faire une reconversion professionnelle. En même temps que je deviens conseiller en phytothérapie et aromathérapie, je résous mes problèmes gastriques et intestinaux.

Et là, il y a des jours où mes acouphènes disparaissent.

Je démarre donc mon enquête. Elle commence bien sûr avec une étude précise de mon alimentation. J’élimine des aliments, que je réintroduits après en notant les différences, le bien et le moins bien. Par mes formations et mes lectures, j’utilise toutes les pistes.

La première, au niveau alimentaire, et la plus simple reste la suppression du gluten. Mais, d’un côté, même quand il est complétement supprimé, les acouphènes réapparaissent, et de l’autre dès que je reprends du gluten, je suis certain qu’une crise va débuter. Les conclusions sont alors de deux ordres :

  • Le gluten provoque des acouphènes ;
  • D’autres choses continuent de provoquer des acouphènes.

J’ai donc avancé pas à pas, et souvent reculé, avec toujours la même question.

Que faut-il éliminer ou faire pour être sûr et certain de ne plus avoir d’acouphènes ?

Après de nombreux tests très variés, et pas uniquement avec l’alimentation, ma conclusion est la suivante : le problème est multiple. Vous me direz que nous ne sommes pas plus avancés. Pas tout à fait, car, pour moi, les origines sont :

  • Digestives
  • Alimentaires
  • Nerveuses
  • Infectieuses
  • Nutritives
  • Musculaires
  • Circulatoires

Médicamenteuse, je ne peux pas l’établir car actuellement et depuis plusieurs années je ne prends plus aucun médicament allopathique.

Cette multitude d’origines, qui interagissent ensemble, prouve la complexité de cette pathologie, et donne les raisons de l’impossibilité actuelle de trouver un seul remède efficace. Plus insidieusement, le problème est tellement multiple qu’il n’est pas envisageable de tout traiter en même temps.

Sans entrer dans l’ensemble de mon analyse, quelques points importants qui me déclenchent des acouphènes peuvent se dégager :

  • Digestif. Mes acouphènes ont commencé à disparaitre quand mon estomac, mon foie et mes intestins se sont remis en état de fonctionner correctement. C’est le point de départ incontournable.
  • Alimentaire. Quand je consomme certains aliments, je sais que dans les 12 heures environ maximum, une crise va se déclencher. Elle sera variable en fonction des aliments mais aussi des quantités.
  • Nerveux. Je prends quelques plantes calmantes comme la Valériane. Pour avoir fait l’expérience, actuellement si je les arrête, assez rapidement derrière, mon état de nervosité augmente et mes acouphènes reviennent.
  • Infectieux. Si par hasard j’attrape froid, c’est rarement le cas mais cela peut arriver quand je reste dans un courant d’air sans me recouvrir, un processus de début d’infection type rhinite se met en place. La sphère ORL ne doit pas supporter et les acouphènes se remettent en marche là aussi.
  • Nutritif. Je prends un certain nombre de compléments alimentaires pour palier, entre-autres, à la qualité de notre alimentation et entretenir correctement mes intestins. Un exemple avec la vitamine D et la vitamine C pour maintenir à un bon niveau mes défenses immunitaires.
  • Musculaire. Si je fais un effort physique trop important, le lendemain j’ai des courbatures et des acouphènes. Mais dans l’autre sens aussi cela fonctionne. Quand j’ai des acouphènes, je ressens une grande fatigue, des courbatures et même des douleurs articulaires.
  • Circulatoire. J’ai des bruits de cocotte-minute, sauf de temps en temps où ils suivent mon rythme cardiaque. Avec la phytothérapie, la prise de Vigne rouge tend à les faire disparaitre.

J’affirme tous ses points car je les ai testés personnellement, certains depuis longtemps, d’autres récemment. Ainsi au niveau musculaire, le confinement lié au Covid 19 a été propice. Après une semaine sans bouger, je suis parti courir. Le lendemain, les courbatures et les acouphènes étaient bien présents. J’ai renouvelé le test avec les mêmes résultats. Pour valider cette problématique musculaire j’ai une alimentation très spécifique afin de ne pas développer d’acouphènes. Là aussi le premier confinement m’a permis une grande avancée. Nous n’avions à l’époque plus aucune vie sociale, il nous a été plus facile de choisir notre alimentation sur une longue période. Avant, à un moment ou un autre, un restaurant, un anniversaire, des amis qui passent… et tout le travail effectué est à refaire, d’où l’avancée pas à pas avec des moments où je recule.

Novembre 2020, quelle est ma situation ?

Soyons franc ! Comme avant, si une crise démarre, je n’ai aucun moyen pour l’arrêter. En général elle commence le matin, même si dès le soir je sens les premiers signes. Toute la journée, les acouphènes vont en augmentant. Je m’endors avec mon sifflement et il disparaitra entre 3 et 5 heures du matin. La totalité du cycle est d’environ 24h00.

Néanmoins, aujourd’hui, j’ai des périodes de calme de 2 à 5 jours avec parfois des vrais silences. Magique et c’est assez incroyable car il y a 2 ans c’était du bruit en permanence.

Pourquoi j’ai encore des acouphènes ?

Je pense avoir résolu les problèmes alimentaires et intestinaux, mais je ne suis pas à l’abri d’un dérapage, ou d’un petit craquage. Par contre, la nervosité interne n’est pas domptée. Je sais aujourd’hui, après plus de 30 ans de mal de dos que celui-ci est essentiellement dû à une problématique nerveuse. J’arrive à faire passer la douleur du côté droit au côté gauche uniquement en me concentrant. Et le dérapage nerveux est beaucoup moins contrôlable que celui alimentaire. Un peu d’angoisse suffit à provoquer un mauvais sommeil, donc le lendemain matin, un peu d’acouphènes. Pour eux, en général, je prends un peu de Passiflore et le niveau sonore diminue fortement.

Malheureusement, à l’heure où j’écris ces lignes, l’environnement sanitaire du second confinement ne va pas m’aider, cette fois-ci. Cette atmosphère totalement anxiogène n’est pas propice à la zenitude ! Je mets donc en place des nouveaux protocoles pour arriver à finaliser totalement ma guérison… J’espère pouvoir un jour actualiser cet article et annoncer fièrement que je n’ai plus aucun bruit.

Je tiens à noter que je ne réalise aucun diagnostic. J’ai les oreilles qui sifflent, c’est un constat. De même, je ne cherche pas à savoir le pourquoi du comment. La Valériane a un effet calmant a une certaine dose pour moi, et elle participe avec l’ensemble à faire diminuer mes acouphènes. Prendre de la Valériane toute seule n’a aucun intérêt. Il reste une dernière question.

Comment faire pour stopper les acouphènes ?

Je parle d’une stratégie à mettre en place et elle reprend les points abordés plus haut :

  • Rétablir une bonne digestion ;
  • Suppression progressive de certains aliments ;
  • Modification des habitudes alimentaires ;
  • Supplémentation en nutriments ;
  • Gestion de la nervosité ;
  • Mise en place d’une bonne hygiène de vie.

Chaque point nécessite des efforts importants et il est impossible d’agir partout en même temps. En effet, modifier ses habitudes alimentaires ne peut se faire que par petites touches successives. Il n’est pas question de réaliser un régime qui, par définition, est contraignant. Pour réussir, il faut ancrer en nous des nouveaux processus. L’exemple marquant est la conduite à tenir vis-à-vis du sucre.

Nous fonctionnons avec le sucre, notre corps à besoin en permanence de sa dose, c’est une véritable addiction ! Mais nous en consommons beaucoup trop. Il faut donc diminuer les quantités de manière très importante. Cependant, l’excès inverse, le régime cétogène, sans sucre complétement, n’est pas meilleur ! Nos bonnes bactéries pour se nourrir ont besoin elles aussi de sucre. Rien n’est simple, et il va falloir trouver pour chacun son équilibre, en fonction de son propre état et de sa propre motivation. Personnellement, je craque toujours pour le chocolat, et même quotidiennement. Mon niveau d’acceptabilité se situe à 1 barre après les repas du midi et du soir. Pas un carré, ni une tablette complète, et uniquement du chocolat noir. En dessous, il me manque quelque chose, et si j’en prends trop je sens bien que mes oreilles ne sont pas d’accord. Entre la sensation de manque et les acouphènes, je dois trouver le bon équilibre. Et cela reste en fonction de chacun.

Vous désirez, vous aussi ne plus entendre de bruits dans vos oreilles ? Si vous souhaitez que je vous accompagne sur ce chemin, pour mener votre propre enquête, n’hésitez pas à me contacter, même pour un complément d’information.

Amicalement,

Luc