Tout d’abord qu’est-ce que l’immunité ?

Il s’agit des mécanismes que nous possédons pour contrer l’ensemble des infections, dont les bactériennes, les virales et les fongiques. Mais notre immunité consiste aussi à détruire nos cellules vieillissantes, anormales, endommagées… Donc il s’agit d’une action quotidienne importante pour la conservation de notre intégrité. Par ailleurs, on estime à 40 millions, la quantité de bactéries dans 1 gramme de terre et à 750 millions dans 1 milli litre (0,001 litre) de salive

Pour faire face, nous possédons plusieurs systèmes de défenses :

Au premier rang, nous avons une barrière naturelle particulièrement efficace et que nous oublions souvent, notre peau. Celle-ci a ensuite ses prolongations à l’intérieur du corps avec toutes les muqueuses et le tube digestif. Les muqueuses sont efficaces avec les poils qui empêchent l’intrusion des grosses particules, mais aussi avec la production de mucus qui préserve l’humidité. Le tube digestif, lui, abrite 80% des cellules immunitaires de notre corps qui sont surtout les globules blancs dont les lymphocytes. Les échanges extérieurs/intérieurs, afin de déterminer « qui est à éliminer et qui est à laisser passer » se déroulent au niveau des plaques de Peyer.

Nous possédons aussi des organes plus ou moins spécialisés dans cette lutte quotidienne. La moelle osseuse fabrique les globules blancs. Le thymus, qui se trouve au niveau de la partie supérieure du larynx entre les poumons, est un de leurs centres de maturation. Les ganglions, que le médecin palpe sous les bras ou au niveau du cou, sont les nettoyeurs de la lymphe, le liquide de transport des anticorps. La rate, accolée à l’estomac, sert à les éliminer.

Tout cet ensemble est en équilibre permanent. Il est nommé homéostasie. Il s’agit donc de l’ensemble des phénomènes de régulation de toutes les fonctions du corps : l’acidité sanguine, le taux du sucre (la glycémie) … Pour l’immunité, nous avons un équilibre particulier qui se modifie, celui de la régulation de notre température. En effet, quand nous avons une infection, notre corps se met à frissonner, nous faisons de la fièvre. Elle va nous permettre de mieux combattre les bactéries et virus qui sont moins actifs quand notre température est supérieure à 37°. (Il est donc contre-productif de faire baisser la température qui est une réaction normale de l’organisme). L’homéostasie est complexe, et sans rentrer dans les détails, elle met en œuvre aussi bien le système nerveux qu’hormonal.

Pour finir, nous pourrions aussi parler de l’immunité innée qui est appelée aussi l’immunité non spécifique. C’est notre première ligne de défense qui attaque directement sans tenir compte de l’infection. Son opposé est l’immunité acquise. Après une infection, nous possédons la capacité de conserver, entre-autres, des anticorps spécifiques et donc spécialisés contre une maladie en particulier. C’est sur ce principe que fonctionne les vaccins. Mais deux grands problèmes surviennent :

  • Tous nos anticorps ne perdurent pas dans le temps. En fonction du type, il existe 5 grandes catégories différentes, certains sont là ponctuellement et puis disparaissent. D’autres sont renouvelés en permanence et nous protègent très longtemps. C’est le cas du vaccin contre le tétanos.
  • Le corps infectieux ne doit pas se modifier, car nos anticorps sont extrêmement précis, à l’image d’une clé et d’une serrure. Si vous avez une porte blindée, elle est très solide, mais avec la bonne clé, elle s’ouvre facilement. Et inversement, sans cette dernière, l’ouverture devient compliquée. Avec les virus, c’est un peu la même chose, que ce soit avec la grippe mais aussi la Covid 19. Le vaccin est très efficace, mais malheureusement, leurs mutations rapides reviennent pour nous à devoir changer les clés en permanence. Et technologiquement, ce n’est pas possible car le temps de fabrication des vaccins est trop long par rapport à celui des mutations.

Pour résumé, l’immunité c’est :

  • Des barrières : la peau, les muqueuses, les intestins
  • Des organes : la moelle osseuse, le thymus, les ganglions, la rate
  • Un équilibre : l’homéostasie
  • Une réponse non spécifique et/ou spécialisée

Maintenant, les principaux acteurs sont présents et il suffit d’en modifier un pour que notre immunité diminue. Différents facteurs interviennent :

  • Le stress. Il entraîne la libération d’hormones, comme le cortisol. Il est très utile à court terme, mais nuisible s’il est produit de façon prolongée. Il bloque la production des cytokines qui régulent la prolifération des cellules, par exemple. De plus le stress provoque aussi la perméabilité membranaire que nous retrouvons dans le syndrome de l’intestin irritable.
  • Le manque de sommeil, car la nuit est la période d’auto-réparation de notre corps.
  • L’alimentation et la gestion du poids : une mauvaise alimentation provoque des déséquilibres mais aussi des carences.
  • La pollution environnementale : pesticide, herbicide
  • L’activité physique : la sédentarité

Les solutions simples naturelles et immédiates sont multiples :

  • Une plus grande hygiène des mains ;
  • Eternuez dans son coude ;
  • Aérez les pièces à vivre régulièrement ;
  • Avoir une activité physique adaptée à ses capacités ;
  • Diminuer les agressions inutiles : stress, pollution ;

Mais bien sûr, cela n’est pas forcément suffisant et réalisable dans la vie courante moderne. Dans ce cas il faut alors commencer par augmenter son niveau d’énergie défensive, soit par l’alimentation soit par la micronutrition. La première ne nous apporte aujourd’hui plus le nécessaire, nous sommes donc souvent obligés d’utiliser des compléments alimentaires :

  • Les acides gras, avec en tête les oméga-3. Le gras est un élément essentiel, c’est une brique de notre corps mais aussi un support d’énergie
  • Le magnésium : il est considéré comme le minéral de l’énergie
  • Les vitamines : en particulier le groupe B et la B6 qui intervient dans la synthèse des anticorps
  • Le zinc : 80% de la population française serait carencée. Il est indispensable à la croissance de toutes les cellules vivantes, y compris les bactéries ! Donc pendant une infection, il n’est pas forcément utile… mais avant oui !
  • La vitamine D : on estime à 90% de carence pour cette vitamine. Bon marché, nous devrions l’utiliser pleinement.

Et pour être plus spécifique vis-à-vis de l’immunité :

  • Le zinc est indispensable à la fabrication des anticorps,
  • La vitamine C augmente la résistance aux infections,
  • La vitamine D intervient dans la différenciation des globules blancs,
  • La glutamine est le carburant des globules blancs,
  • La N-acétylcystéine est l’activateur des globules blancs.

Attention à ne pas prendre n’importe quoi et n’importe comment. Par exemple, prendre de la vitamine C à une dose de 80 mg par jour, dose recommandée par nos organismes officiels, les fameux AJR, sert uniquement à se prémunir du scorbut.

Heureusement, nous pouvons aussi retrouver certains de ces éléments dans les plantes ; Pour nous y retrouver, nous pouvons chercher les propriétés des plantes qui ont des actions sur l’immunité :

  • Calmantes et relaxantes. Pour la gestion du stress, facilité l’endormissement et éviter les réveils nocturnes et donc l’auto-réparation de notre corps : Valériane, Passiflore
  • Les plantes veino-lymphotoniques. Elles activent à la fois la circulation de retour veineux et lymphatique. Ce sont le Marron d’inde, le Fragon, et en gemmothérapie les bourgeons d’Aulne et de Châtaignier. Des huiles essentielles comme le Patchouli et le Cèdre de l’Atlas ont aussi des activités lymphotoniques
  • Les stimulants immunitaires dont beaucoup agissent au niveau des corticosurrénales. L’Echinacée, l’Eleuthérocoque, l’apithérapie avec la gelée royale et la propolis. On peut les trouver en comprimés, en gélules, en extrait liquide.
  • Quand l’infection est là : les antibactériens, antifongiques et antiviraux. Pour ces derniers des études sont réaliser depuis de nombreuses années (en 1934 travaux de Cohen, 1989 Jollois…) pour essayer de comprendre leurs différents modes d’action : les Thyms, les Eucalyptus, le Ravintsara, les Canneliers… Les constituants actifs sont des phénols ou les Cinnamaldéhydes pour ne citer que les plus puissants.
  • Les minéralisant pour nous apporter le zinc, le fer, le potassium… L’ortie et la Prêle, par exemple
  • Les adaptogènes. Ils participent à une remise en état dans la globalité, comme avec l’Ashwagandha.
  • En fonction de chacun, un travail sur des organes particuliers, comme pour la rate avec l’Astragale.

Et il ne s’agit que de quelques exemples. Vous pouvez le constater les solutions sont très nombreuses. De plus, les associations des plantes entre elles apportent un grand nombre de combinaisons qui permettent une spécification à chaque cas.

Avez-vous déjà essayé un alcoolat d’huiles essentielles anti-infectieuses mélangé à un extrait fluide de propolis ? Terriblement efficace !

Comme toujours, des précautions sont à prendre. Il peut y avoir des contre-indications. Le plus souvent pour les femmes enceintes, les jeunes enfants… Pour ne pas faire d’erreur, contactez-moi !

Mes sources d’informations complémentaires :

  • Activité antivirale de la Mélisse officinale contre le virus de la grippe aviaire A (H9N2)

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4908999/#:~:text=The%20extract%20of%20M.,the%20present%20study%2C%20the%20M.