La Phytothérapie, du mot grec “Phuton” plante et “Therapeia” traitement, signifie traitement par les plantes. L’Aromathérapie est une discipline qui fait partie de la phytothérapie et qui utilise des plantes capables de produire des essences végétales. De même, la Gemmothérapie fait partie de la phytothérapie et utilise les propriétés particulières des bourgeons ou des jeunes pousses des tissus végétaux.

On estime qu’il existe plus de 800.000 espèces végétales à la surface du globe  et seulement 250.000 sont connues. Parmi ces dernières environ 22.000 plantes médicinales sont utilisées par les médecines traditionnelles, mais seulement quelques centaines sont employées couramment aujourd’hui. Néanmoins, plus de 80% de nos médicaments classiques sont issus des plantes.

Quelques exemples :

  • La Digitale nous a donnés dans le domaine des cardiotoniques la Digitaline.
  • Le Saule qui contient la salicyline et la Gaulthérie le salicylate de méthyle sont les ancêtres de l’aspirine qui contient de l’acide acétyle salicylique
  • Par ailleurs, un de nos réflexes à tous n’est-il pas de prendre du riz pour contrer les effets d’une diarrhée ?

Utilisées depuis la nuit des temps pour nous alimenter comme pour nous soigner, les plantes sont rentrées dans le XXI siècle avec des utilisations différentes de celles de nos grands-mères. Des technologies comme la spectrophotométrie ou encore les chromatographies nous ont permit de les découvrir de l’intérieur.

Désormais nous connaissons leur composition exacte, ce qui nous offre la possibilité de valider leurs différentes propriétés thérapeutiques. La Reine des prés possède des dérivés salicylés qui auront des actions sur les douleurs articulaires et les états fébriles comme la grippe. Elle a aussi des flavonoïdes qui ont des effets diurétiques mais aussi qui facilitent l’évacuation de la bile vers les intestins (substance cholagogue). Un immense travail a été réalisé par les botanistes, les chimistes, les docteurs… et dorénavant toutes les plantes médicinales sont codifiées.

Et nous nous trouvons immédiatement confrontés à une masse d’information importante et pas toujours compréhensible. Le sentiment qui peut en ressortir au premier abord est souvent : “elles font tout, mais que choisir ?”

Il apparaît alors évident d’avoir une utilisation réfléchie des plantes. Prenons le cas pratique de réaliser un drainage hépato-biliaire suite à une antibiothérapie importante.

  • L’Artichaut est la plante du foie et de la bile. Il a aussi une action sur les graisses et les sucres; un point supplémentaire si le travail de l’estomac n’est pas complet;
  • Le Desmodium, très utilisé, a une action plus orientée hépatique, donc une préférence dans les atteintes toxiques du foie : hépatite, alcoolisme, médicamenteux…
  • Le Fumeterre est plus dirigé vers la bile avec des propriétés laxatives intéressante en cas de constipation;
  • Le Pissenlit, le Radis noir…

Dans cet exemple nous pouvons trouver très facilement une dizaine de plantes différentes, le choix est donc vaste. Nous pourrions prendre, dans notre cas, les 2 premières en teintures mères et, avec une d’absence de constipation, ajouter des huiles essentielles comme l’anis, la cardamome s’il y a aérophagie… En cas de problèmes inflammatoires chroniques, il faudrait orienter vers d’autres plantes. Je conseille par ailleurs de ne jamais surcharger une formulation. Chaque plante a au démarrage un grand nombre de composés actifs, le problème est donc de trouver la ou les plantes efficaces, en fonction de chaque cas et, avec le bon dosage.

  • Quelles plantes utiliser ?
  • Sous quelle forme : décoction, infusion, teintures, huiles essentielles, bourgeons, gélules… ?
  • Quelle quantité ?

Lors de mes consultations, mes conseils vous apporteront des réponses à toutes vos questions.